LA ZOMITUDE

 
 
 
  Pardon pour ce néologisme, élaboré sans bravoure, mais que je kiffe grave ! J'ai été attiré par cet univers étrange à la faveur de la lecture d'un article paru dans la revue Nexus, consacré au travail de Yann Lipnicq, à la remise au goût du jour de cette drôle de structure, le rhombizonaèdre, ou zome, pour faire plus court.
J'ai assouvi assez rapidement mon envie d'en savoir plus là-dessus et de suivre une formation pour construire un zome en verre. Ce volume est composé de losanges, et toutes les arêtes de la structure possèdent une longueur identique. L'assemblage engendre cette forme parfaite de bulbe, un peu comme ceux qui coiffent les églises orthodoxe de Russie.

Ces journées de découvertes auront largement contribuées à cristalliser mon attirance pour le vitrail, puisqu'elles m'ont permis d'avoir un premier contact direct avec le verre. Et ce n'est sûrement pas par hasard si je me suis retrouvé dans l'atelier de Pascal Sonnet dans les semaines qui ont suivi mon retour sur la Terre.

Je n'ai plus eu aucun contact avec Yann Lipnicq depuis cette époque, mais je tiens ici à le remercier de m'avoir fait dérailler vers de coupables activités, et je ne doute pas qu'un jour, je mettrai en œuvre un travail que j'ai dans la tête depuis ma jeunesse, et qui allie vitrail et architecture.
Avec le zome, on en n'est pas loin.
J'en reviens à présent à la structure elle-même.
Le zome est défini par deux paramètres, un nombre d'ordre et un nombre de forme.
Le nombre d'ordre correspond au nombre de facettes que l'on trouve au sommet, et le nombre de forme, au rapport entre sa hauteur et son diamètre, rapport qui détermine son élancement.
Quel que soit le zome, en vue de dessus, vous apercevez des groupes de losanges répartis en spirales, dans les deux sens. Il est possible pour le vitrailliste de jouer là-dessus (voir le zome 7 couleurs).
A ce propos, si on se repenche sur l'aspect technique de la réalisation du zome en verre, il est préférable, d'effectuer le montage en tiffany, avec le ruban de cuivre, c'est plus pratique. D'une manière générale, j'utilise cette méthode de montage pour la construction de volumes.
L'intérêt de la forme zome ne réside évidemment pas dans la seule construction de structures en verre, même si leur pureté prête à la contemplation, mais pour beaucoup un aspect utilitaire de cloche à fromage, par exemple, sera plus approprié.
Ça rend peut-être ces derniers plus savoureux, qui sait ? Les architectes se sont également emparés de cette forme avec beaucoup de bonheur. Il existe en France de nombreuses réalisations à usage de locaux d'habitations ou professionnels.
Reportez-vous au meilleur site en la matière, www.zomes-concept.com , dans lequel vous trouverez les explications les plus complètes, et les liens les plus utiles.
 

Atelier d'Ulysse Vitrail