Foire agricole et artisanale de Sainte-Marie-de-Gosse ( Landes )
29 août 2009

 
Un temps très doux en cette fin du mois d'août.

J'arrive à la foire pour regagner le stand que j'ai monté la veille au soir dans la salle du mur à gauche de ce charmant village, bordé par l'Adour.

L'histoire de la genèse de cette foire, telle qu'elle m'a été contée, mériterait à elle seule un page spécifique. Cette année, c'est la quatorzième édition.

   
 
A ma gauche, le Comité agricole, les Blondes d'Aquitaine ( ce sont des bovins ) en nombre respectable sont installées sur la prairie. En tête de chaque rang, un taureau de belle allure et dans le fond du pré, le paddock des chevaux.

J'arrive alors sur une improbable exposition de tracteurs de toutes tailles et de tous âges, des marques anciennes aux monstres impressionnants d'aujourd'hui. Au milieu de la foire, on est en train de mettre en route une chaudière à vapeur qui va actionner un vielle batteuse.

   
 
Et voilà la tente du repas de midi. Je n'en ai jamais vue d'aussi étendue dans ce genre de fête. Plus de mille repas vont être servis ici dans une organisation parfaite.

J'arrive enfin au mur à gauche après avoir traversé les stands des artistes et des artisans locaux.

J'entreprends de monter un vitrail dont les pièces ont été préparées à l'avance à l'atelier, le fameux Reflet. Les enfants sont vivement intéressés et attirés par la couleur. L'un d'entre eux, on va dire 10 : 11 ans, va repasser régulièrement devant moi, histoire de vérifier si ça avance.

   
A un moment, il demeure figé, comme hypnotisé par le jeu des doigts qui s'affairent sur mon établi de campagne, et il me dit tout doucement :
« Moi, je sais ce que ferai plus tard ».
Alors, vous savez ce que c'est dans ces moments-là, vous commencez à ressentir l'immense fierté toute légitime, de pouvoir susciter chez les jeunes une vocation particulière, la vôtre, vous entrevoyez la possibilité de transmettre une passion et un savoir-faire ancestral. Bref, je prends une grande respiration qui me fait m'élever vers de hautes sphères pour écouter de mes deux esgourdes grandes ouvertes ce qu'il va me révéler :
« Je veux être neurochirurgien ».

Allo, allo la Terre ! C'est pour un atterrissage d'urgence...

Une superbe journée, vous dis-je !

Félicitations au responsable de la foire, Stéphane Simon, et à ses amis !

 

 

Atelier d'Ulysse Vitrail